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MODEM. Geneviève Darrieussecq, le maire de Mont-de-Marsan, a présenté sa liste hier soir à Dax où elle a rappelé son ambition : « Gagner mais pas pour un parti, pour les Landais »

Une force de « territoire »

Geneviève Darrieussecq entourée de ses colistiers sur le balcon de l'Adour à Dax. (photo D. L. D.)
Geneviève Darrieussecq entourée de ses colistiers sur le balcon de l'Adour à Dax. (photo D. L. D.)
 

Que ceux qui ironisaient sur la capacité de Geneviève Darrieussecq, le maire de Mont-de-Marsan, à trouver, au beau milieu des Landes, onze autres encartés du Modem pour l'accompagner dans cette bataille des régionales, ravalent leur salive. L'Aquitaine n'est pas Poitou-Charentes. Et les Landes encore moins la Charente-Maritime.

Certes, ce n'est pas une liste exclusivement composée de militants du parti de François Bayrou qu'elle a présentée hier soir à Dax, depuis le bien nommé bar de l'Atmosphère. Mais force est de constater - du moins en regardant les choses sous cet angle-là... - que pour six d'entre-eux, soit 50 % de l'équipe, la couleur orange n'est pas seulement synonyme de fruits pressés, mais aussi d'engagement et de convictions. Six encartés donc, dont deux maires : Geneviève Darrieussecq et Patrick Van Heeswyck, premier magistrat de Luë.

« Son projet m'a séduite »

Pour les six autres, en revanche, pas de risque de grattage soudain au niveau du cou, c'est le « sans étiquette » qui domine. À commencer par le numéro deux, Éric Darrière, ex-UDF et centriste de longue date.

Idem, pour la numéro trois Pascale Requenna. Et ce bien qu'elle soit adjointe au maire UMP d'Hagetmau Serge Lansaman. « La politique libérale me convient, explique-t-elle, mais certaines valeurs qui m'étaient chères sont assez dévoyées à l'UMP. C'est pour ça que je suis divers droite. » Et désormais au côté de Geneviève Darrieussecq : « Son projet d'unir des personnes attachées à leur département et à leur région pour le bien des administrés m'a vraiment séduite », souligne Pascal Requenna.

Petit plus, sa candidature a également reçu l'aval de Serge Lansaman dont on sait aujourd'hui toute « l'estime » qu'il porte à ses anciens amis de l'UMP. « Il m'a donné un avis favorable, reconnaît-elle. Et je suis satisfaite qu'il ne me prenne pas pour un instrument. »

Une certitude, que Lansaman dépose - ou pas - une pierre de plus dans le jardin de l'UMP via son adjointe, n'est en aucun cas le problème de Geneviève Darrieussecq. Qui entend bien, comme tout Modem qui se respecte, dépasser ces questions de clivage et de tambouille partisane. « On y va pour gagner, insiste-t-elle, mais pas pour un parti, pour les Landais. Nous avons formé une équipe de territoire. »

La rocade montoise

Et pas de risque, selon elle, que l'électeur n'y retrouve plus ses chats : « L'électorat en a le ras-le-bol, assène-t-elle. Y compris de cette bipolarisation qu'on veut nous imposer et du pouvoir qui veut être monopolisé par un clan. À Mont-de-Marsan, j'ai fait des équipes ouvertes et rassemblées autour d'un projet. »

Durant les semaines à venir, Geneviève Darrieussecq et ses colistiers feront campagne sur plusieurs thèmes : le bois, les industries... Mais aussi les transports et la mobilité : « Il y a la LGV mais pas seulement, précise-t-elle. L'Aquitaine est responsable de l'aménagement du territoire et nos territoires, comme les Landes, ont été un peu délaissés. » Y compris sur le plan routier. L'avenir de la rocade montoise sera ainsi au coeur de la campagne du Modem. Sur ce point, indique-t-elle, « il faut que la région Aquitaine revienne en arrière, puisqu'elle ne s'investissait plus dans le routier, à cause des Verts qui avaient mis leur poids dans ces politiques-là. »

Quant à ceux - toujours bien attentionnés... - qui s'inquiéteraient du rythme effréné que pourrait prendre son emploi du temps en cas de réélection à la Région, la présidente de la CAM (Communauté d'agglomération du Marsan) et maire de Mont-de-Marsan se veut rassurante : « Le Conseil régional a quasiment les mêmes compétences que les Communautés d'agglomération, c'est-à-dire les transports, l'aménagement du territoire, le développement économique, le logement. Je me sens parfaitement en phase entre ces deux institutions. Et pas du tout en décalage. »

La composition de la liste Modem

1. Geneviève Darrieussecq, 53 ans, maire de Mont-de-Marsan (Modem).

2. Éric Darrière, 45 ans, Dax, conseiller principal d'éducation en collège (sans étiquette).

3. Pascale Requenna, 36 ans, première adjointe au maire d'Hagetmau (sans étiquette).

4. Philippe Mouhel, 30 ans, conseiller municipal de Castets (Modem).

5. Hélène Larrezet, 43 ans, conseiller municipal de Biscarosse (Modem).

6. Laurent Ignacel, 38 ans, 2e adjoint au maire de Mimizan (sans étiquette).

7. Sophie Heba, 39 ans, Mazerolles, commerçante (sans étiquette).

8. Alexis Deslogis, 42 ans, Mugron, responsable d'agence bancaire (Modem).

9. Béatrice Mandroux, 49 ans, conseillère municipale de Saint-Vincent-de-Tyrosse (Modem).

10. Patrick Van Heeswyck, 58 ans, maire de Lüe (Modem).

11. Marie-Thérèse Gatipon, 63 ans, Tarnos, professeur de français à la retraite (sans étiquette).

12. Henry-Louis Picquet, 58 ans, maire de Bassercles (ex PS).

Auteur : jefferson desport

 

 

MODEM. Son duo avec Geneviève Darrieussecq pimente le scrutin

Darrière : « Déranger, ça m'intéresse »

Éric Darrière le Dacquois, enthousiaste binôme de Geneviève Darrieussecq la Montoise sur la liste Forces Aquitaine : « Elle est la tête de liste la plus expérimentée en lice ». (photo pascal bats)
Éric Darrière le Dacquois, enthousiaste binôme de Geneviève Darrieussecq la Montoise sur la liste Forces Aquitaine : « Elle est la tête de liste la plus expérimentée en lice ». (photo pascal bats)
 

Ce Dacquois avec cette Montoise, ça n'est finalement pas si étonnant. « On se connaît depuis longtemps », ironisent d'ailleurs les deux de concert. « Et la publication des bans n'a posé aucun problème ! » Éric Darrière, tout sourire, était hier à Mont-de-Marsan (eh oui !) pour officialiser la nouvelle parue le matin même dans nos colonnes : le Dacquois sera bien le numéro 2 de Geneviève Darrieussecq sur la liste Forces Aquitaine dans les Landes.

Forces Aquitaine, donc, et pas Modem, puisque l'ancien membre de l'UDF n'est pas adhérent du parti de François Bayrou. « C'est aussi ce qui m'a attiré dans la proposition de Geneviève. C'est une liste de rassemblement autour de valeurs. C'est ça l'idée que je me fais de la politique : faire travailler ensemble des gens qui n'ont pas tout en commun pour le bien collectif. » Et l'ancien colistier d'Alain Pécastaing aux municipales dacquoises de 2008 d'enfoncer le clou : « Lorsque vous n'êtes pas véritablement catalogué, vous dérangez. Et si je peux déranger, ça m'intéresse. »

Rouge et blanc

À ses côtés, sa tête de liste paraît fière de son coup. « Éric représente bien son territoire, les Landes et nos valeurs. Il connaît sa ville, son agglo et ses dossiers. Il incarne aussi le renouveau et la logique de Forces Aquitaine, qui est de rassembler des hommes et des femmes de sensibilités différentes mais avec le même fil rouge... »

Rouge et blanc ? Non, ça c'est pour évacuer la question que l'ancien arbitre international aurait presque précédée, lui qui avait préparé une fiche pour ne rien oublier de ses impératifs de néo-candidat aquitain. « Il n'aura échappé à personne que je m'engage pour un scrutin régional... »

Il n'empêche, le contexte dacquois, il ne peut pas feindre de l'ignorer. « Je veux éviter les polémiques dont va se nourrir le microcosme dacquois. Ils sont cinquante qui adorent se réunir pour parler de ça ! La grande majorité des électeurs se fichent des conséquences supposées qu'aura mon engagement auprès de Geneviève. Mais que les choses soient claires, je suis là pour être élu ! »

« Pas besoin d'un GPS »

Et il y croit, à l'entendre tresser la couronne de lauriers sur la tête de sa chef de file. « Malgré le tir de barrages du PS landais, elle arrive à faire travailler des gens différents sur les projets. Ça inspire le respect et l'admiration. »

Déjà dans sa campagne contre les sortants régionaux... Quant au manque de visibilité qu'aurait cette alliance de raison entre ces deux fans de rugby, il l'évacue bien vite. « Geneviève est le maire de la plus grosse ville du département, élue sortante à la Région : elle est la tête de liste la plus expérimentée en lice. Je ne pense pas que les électeurs auront besoin d'un GPS pour avoir des repères. »

En verve, le tauromache ! À 43 ans, se lancerait-il dans une nouvelle carrière ? « Je ne suis pas un apparatchik, je n'ai pas baigné dans la culture politique. Je n'avais donc pas cette ambition chevillée au corps et je ne sais absolument pas si cette expérience en appelera une autre. Mais m'engager auprès d'une battante, ça me va. Quand Jean Lassalle ou Geneviève répètent qu'on y va pour gagner, mon engagement va dans le même sens : je n'envisage pas autre chose. »

Au-delà de sa personnalité, le choix du Dacquois peut-il peser ? C'est bien ce qu'espèrent Darrieussecq et les siens. Ce que sous-tend la sortie de son binôme. « Des amis à Dax ? Je crois en avoir quelques-uns. La décision vient de tomber, je ne peux parler à leur place. Mais je sais pouvoir compter sur eux, le cas échéant... »

Auteur : jean-pierre dorian

 

 

LANGON.

Jean Lassalle fait campagne au café

Jean Lassalle, hier matin, au Cercle des amis réunis (PHOTO P.L. )
Jean Lassalle, hier matin, au Cercle des amis réunis (PHOTO P.L. )
 

L'homme est sympathique. Et son propos édulcoré séduit tout de suite son auditeur. Jean Lassalle amorce la campagne des régionales comme une rencontre sportive. « Si je me présente, c'est pour gagner. Et comme je n'ai jamais perdu, théoriquement, je devrais gagner. J'ai l'habitude de gagner des challenges impossibles. » Hier matin, à Langon, la tête de liste Modem aux élections régionales de mars a souhaité s'expliquer à l'heure du café, assis à une table du Cercle des amis réunis.

À ses côtés, Yohan Taris, directeur de campagne, Philippe Meynard, maire de Barsac, Sophie Mette, conseillère municipale de Bazas, François Merveilleau, maire de Casseuil, Colette Scott, présidente de la CdC du Vallon de l'Artolie sont venus lui apporter leur soutien. Jean Lassalle parle de l'Aquitaine comme « d'une belle endormie et d'une collectivité difficile à identifier ».

Il défie par conséquent le président socialiste sortant et son adversaire de l'UMP : « Dans un duo, il y en a toujours un qui décroche. Qui peut le remplacer, c'est nous ? Et les écologistes ne nous referont pas le coup des Européennes. »

« Forces Aquitaine »

Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, « la politique devient ennuyeuse. Bien sûr, il faut des gestionnaires et un spectre de connaissances. Mais surtout, nous n'avons pas besoin d'experts. Les politiques sont du côté des technostructures. Ils ne sont plus du côté des gens. Nous préférons retrouver du bon sens et toucher le coeur des gens ordinaires. » Jean Lassalle n'en dira pas plus sur la composition de sa liste, ni sur la préparation de son programme. Meeting, débats et rencontres citoyennes viendront en leur temps. Le Modem part sous la bannière « Forces Aquitaine », pour restituer l'humain au coeur des politiques publiques, dans la diversité et la complémentarité des styles.

LGV : oui, mais...

À ses côtés, Philippe Meynard, maire de Barsac fait un crochet par la LGV : « Arrêtons de nous prendre pour des benêts. Il ne faut pas attendre des Gascons que nous sommes, de la résignation. Soyons clairs. Oui à la LGV, à condition de coupler cet équipement d'un aménagement du territoire qui passe par un développement des TER. Il faut adapter les transports à l'évolution de notre société. Entre Bordeaux et Langon, on pourrait même imaginer un RER. La politique, c'est aussi de l'utopie. On pourrait très bien utiliser le fleuve et mettre en place des navettes sur la Garonne. »

Sauver la ruralité

Sur des dossiers locaux, le Modem a des propositions à faire : « 77 % des viticulteurs ne savent pas ce que vont devenir leurs exploitations. 40 % d'entre eux vivent en dessous du SMIC. La région pourrait créer un établissement foncier rural pour sauver des hectares de terre, avant qu'ils ne soient dévolus à des jachères ou à des espaces urbanisés. Et que dire de l'égalité des chances ? Nous y avons pensé. Et nous proposons de créer une agence régionale pour l'orientation des jeunes. »

Auteur : Pierre Lascourrèges

 

 

FORCES AQUITAINE. L'élu béarnais a mené sa campagne, hier, à Villeneuve-sur-Lot

Lassalle veut réveiller la région

Dans le cadre de la campagne des élections régionales, le député Modem de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, se trouvait hier après-midi à Villeneuve-sur-Lot.

 

La tête de liste de Forces Aquitaine a profité de son passage dans la bastide des berges du Lot pour procéder à une séance de dédicaces de son dernier ouvrage, intitulé « La Parole donnée », qui vient de paraître aux éditions du Cherche Midi.

Abscence de perspectives

« L'Aquitaine est une belle endormie, souffrant d'une absence de perspectives, alors que cette région multiplie les atouts. Comme en témoigne votre Lot-et-Garonne, véritable potager de la région », assure l'élu béarnais.

Lequel entend profiter de cette campagne pour nouer « un dialogue proche du peuple, notamment des gens qui sont en difficulté. Il nous faut l'écouter, lui parler avec gentillesse, et reformer un véritable dialogue entre les élus et la population », assène Jean Lassalle, qui préconise la mise en place d'un fonds afin de sauver les agriculteurs.

« Nous voulons redonner un sens à la politique. Celle d'une maison commune où l'homme retrouve toute sa place », indique pour sa part son colistier, Patrick Beauvillard, tête de liste en Lot-et-Garonne de Forces Aquitaine

 

 

MOUVEMENT DÉMOCRATE. Geneviève Darrieussecq officialise aujourd'hui l'arrivée du Dacquois à ses côtés

Eric Darrière no 2

Jean Lassalle était hier à Mont-de-Marsan au côté de Geneviève Darrieussecq, laquelle n'allait plus tarder à rallier Éric Darrière (médaillon) sous le slogan du Modem... (photos pascal bats et Philippe salvat)
Jean Lassalle était hier à Mont-de-Marsan au côté de Geneviève Darrieussecq, laquelle n'allait plus tarder à rallier Éric Darrière (médaillon) sous le slogan du Modem... (photos pascal bats et Philippe salvat)
 

Depuis les Pyrénées-Atlantiques, les Landes sont sur la route de tout, quand on « n'est pas là pour faire de la figuration » et que l'on veut « conquérir l'hôtel de Région à Bordeaux. »

Le Béarnais Jean Lassalle était donc (de nouveau) de passage à Mont-de-Marsan hier. Pour présenter, au côté de Geneviève Darrieussecq, le slogan de la campagne du Modem pour ces élections régionales (14 et 21 mars) : Forces Aquitaine. « Parce que nous voulons rassembler les forces nées de la diversité des territoires d'Aquitaine, mais aussi les forces humaines, les forces de l'Homme. »

À ses côtés, Geneviève Darrieussecq ne peut qu'acquieser. C'est qu'à cette heure-là, elle sait déjà devoir trouver le nom d'un homme pour l'épauler en numéro 2 sur la liste qu'elle dit « finir de peaufiner. » Les différentes étapes franchies jusque-là par la fusée de son mouvement (« d'abord, Lassalle candidat, ensuite les têtes de liste départementales dévoilées, puis maintenant, le slogan ») annoncent la suivante : « Les listes au complet avant le vrai démarrage de la campagne, début février. »

Et sans occuper totalement son quotidien surchargé de maire de Mont-de-Marsan et de présidente de la Communauté d'agglomération du Marsan, c'est une activité qui a pris du temps à la tête de gondole landaise. Hier soir, même si, cuisinée sur le sujet, elle n'a rien voulu lâcher, un rendez-vous était même calé avec Éric Darrière dans la préfecture. « La liste est faite, il n'y a que quelques détails à régler. » Un détail, le nom du numéro 2 ? Lequel, dans la stratégie résolument optimiste du Modem et en vue d'un premier tour qui s'annonce à ce jour plus ouvert qu'en 2004, pourrait, qui sait, se retrouver en position éligible ?

Il va y avoir du sport

Éric Darrière sera donc celui-là, ce sera officiel aujourd'hui. Du rendez-vous nocturne est en effet sortie une fumée blanche qui n'étonnera finalement pas grand-monde. Éric Darrière, ancien membre de l'UDF (pas du Modem) et colistier d'Alain Pécastaing lors des dernières élections municipales à Dax, sera le binôme espéré. Alain Pécastaing, vous savez, Nouveau Centre et un temps plus que pressenti dans le tiercé de tête de la liste adverse de la majorité présidentielle...

Au nom de sa logique de territoires (et compte tenu du fait que les deux principales listes concurrentes, PS et UMP, ont respecté le même principe), il fallait un Dacquois dans un tiercé de tête qui devrait être complété, parité oblige, par une dame d'Hagetmau, pour que les trois circonscriptions soient représentées. « Nous ne cherchons surtout pas exclusivement des adhérents du Modem. Parce que tout ce qui est consanguin est sclérosant. Mais nous ne nous trompons pas non plus d'élections, là, nous sommes à fond dans les régionales. » Comme si elle pressentait déjà les secousses dacquoises que ne manquera pas de provoquer la présence de l'ancien arbitre international de rugby à ses côtés.

Jean Lassalle, fan d'ovale qui veut « boxer dans la même catégorie que les grosse écuries » pour ces élections, n'a sûrement rien trouvé à redire à voir pareil ticket se mettre en place.

C'est même désormais une certitude : dans cette campagne landaise, il va vraiment y avoir du sport.

Auteur : jean-pierre dorian

 

 

POLITIQUE. En compagnie de Jean-Jacques Lasserre, la tête de liste régionale du MoDem a présenté les contours de sa campagne

Jean Lassalle dans sa tournée régionale

Jean Lassalle et Jean-Jacques Lasserre, leaders de la liste MoDem Force Aquitaine. (photo rp)
Jean Lassalle et Jean-Jacques Lasserre, leaders de la liste MoDem Force Aquitaine. (photo rp)
 

«Au cours de cette campagne qui s'annonce courte mais intense, nous souhaitons avant tout parler des hommes. C'est pour cela que nous avons intitulé notre liste Forces Aquitaine, en raison des forces humaines, des forces d'innovation, de solidarité, de cette force d'apprendre que la Région doit incarner. Nous souhaitons que cette campagne aille dans le sens de la rencontre de l'homme avec son territoire .»

Après Bordeaux, Périgueux, le Blayais et Pau, Jean Lassalle, tête de liste régionale du MoDem pour les élections du 14 mars prochain, a présenté, hier à Bayonne en compagnie de Jean-Jacques Lasserre, tête de liste départementale, les contours de la campagne électorale qui s'ouvre. « Je me suis d'abord présenté à Bordeaux, la capitale. Mon père m'a toujours dit que si les Indiens avaient perdu, c'est parce qu'ils n'étaient pas allés à Washington », commentait le député avec la modestie et l'humour qu'on lui connaît. « Nous sommes animés par une forte volonté de servir les populations de cette région, la belle endormie. »

Des expertises

Jean Lassalle ne le cache pas, il se voit bien dans le costume de président du Conseil régional d'Aquitaine. « Chaque élection réserve sa surprise, et nous pouvons en être les bénéficiaires », poursuivait Jean Lassalle. « Nous proposerons un programme simple, en 5 ou 6 points, rédigé à partir des expertises que nous avons réalisées sur l'état de la Région.»

De son côté, Jean-Jacques Lasserre insistait sur la proximité des deux hommes vis-à-vis de leurs électeurs. « Nous avons l'immodestie de penser que nos candidatures sont caractérisées par une relation proche avec la société dans laquelle nous vivons... Nous sommes les candidats de la décentralisation... Si l'on ne s'arc-boute pas sur les identités locales, on se prive de forces supplémentaires. C'est pour cela que nous allons constituer une liste de militants de la vie sociale qui sera rendue publique à la fin du mois de janvier. »

Les deux candidats dénonçaient aussi le projet de réforme des collectivités territoriales. « Si le conseiller général de la Soule disparaît, qui se fera sa voix pour défendre la Poste ou la classe menacées de fermeture ? »

Auteur : richard picotin

 

 

Elections régionales en Aquitaine : Jean Lassalle (Modem) se veut le "candidat du peuple"

Jean Lassalle (Modem) Ce jeudi 24 décembre, Jean Lassalle, candidat tête de liste Mouvement Démocrate pour les élections régionales en Aquitaine, a lancé, symboliquement sa campagne à la manifestation "Le Noël des Exclus" à Bordeaux. Une manifestation, organisée par l'association Clef de départ qui défend la réinsertion des SDF et qui soutient de nombreuses initiatives organisées en faveur des plus pauvres. Celui qui se veut "le représentant du peuple", a trouvé ici un écho à ses thèmes de campagne.
 

Jean Lassalle est connu du grand public depuis juin 2003. Jour, où il entonna l'hymne des Pyrénées en langue béarnaise dans l'hémicycle pendant les questions au gouvernement pour obtenir le maintien d'une gendarmerie près du tunnel du Somport. Député-maire de Lourdios-Ichère, petit village de la Vallée d'Aspe, où il est né, ce Béarnais pur souche a marqué le paysage médiatique et politique par ses coups d'éclats. Ainsi, le 7 mars 2006, il a aussi entamé au Palais Bourbon, dans la salle des quatre colonnes, une grève de la faim pour faire pression sur le gouvernement et éviter la relocalisation, au sein même du département des Pyrénées-Atlantiques, d'une usine du groupe Toyal Europ, filiale du groupe japonais Toyo Aluminium K.K, qui employait 150 salariés dans la vallée d'Aspe.

"Remettre l'homme au coeur du système"
Homme de convictions, Jean Lassalle défend fermement le monde rural et entend insuffler un nouveau de projet de société, "où l'homme sera au coeur". Pour lui, le "système capitaliste est dépassé et génère aujourd'hui trop de souffrance, de malheur et d'invidualisme". A cet égard, Jean Lassalle entend "aller à la rencontre des gens de tous les jours" pendant sa campagne. "Je vais avoir une tribune pendant trois mois pour exprimer toutes ces idées qui me sont chères. Je veux parler de la campagne à la ville, de la ville à la campagne", se réjouit-il. "Un élu se doit de recréer du lien entre les humains", clame Jean Lassalle. Pour le député Modem, il faut pour cela "repartir de la base, du village, du quartier". "Cela passe par des bureaux de poste, des animateurs de rue", explique-t-il. Selon lui, "Alain Rousset (le président PS du Conseil régional d'Aquitaine, ndlr), qui aime beaucoup cette région, a fait des centaines de visites, mais qui s'en souvient ? Il a fait du saupoudrage comme les autres élus régionaux", dénonce-t-il. "Moi, je veux que les gens se souviennent de moi quand j'irais les voir". Il lui reste trois mois pour les convaincre.

 

GROUPES DE TRAVAIL :  

Vous trouverez ci-joint les commissions misent en place par le modem des Landes. Elles sont ouvertes à toutes et tous, adhérent ou non. Pour vous y inscrire rien de plus simple il vous suffit d’envoyer un mail à modemlandes@gmail.com  en indiquant vos noms, téléphone et mail et la ou les commissions auxquelles vous souhaiter participer. 

Animateur : Jean-Louis ESTEVE

Animateur : Béatrice MANDROUX

Animateur : Thierry SOCODIABEHERE  

Animateur : Jean-Marie DOLHATS

Animateur : Bruno ESCOT 

Animateur : Henri TERNUS 

Animateur : Richard ROUVRAIS

Animateur : Claude MAYA TORRICO 

Animateur : Michel POYDENOT